Vive l’écologie cannibale

Voilà une idée “géniale”, du professeur Soderlund pour faire des économies et limiter l’empreinte carbone, consommons la viande de cadavres humains, il suffisait d’y penser ! Dans sa grande sagesse, l’article de notre confrère CNews rappelle que le cannibalisme entraîne de graves dégénérescences du système nerveux. Voilà qui dissuadera peut-être les plus téméraires protecteurs du climat de boulotter grand-mère au prochain réveillon. En revanche l’article ne répond pas précisément à une question pour nous lancinante :
Qui est le professeur Soderlund ?

C’est un universitaire suédois, docteur en marketing, nommé (tardivement, à 46 ans) professeur à the Stockholm School of Economic (ils en ont de la chance, les élèves, là-bas…), qui théorise à tout va et dans de nombreux domaines, par exemple sur les vertus du meurtre comme une « stratégie adaptative », qui permettrait de « trouver des ressources et exister dans la société », ou encore sur l’intérêt de couper la tête (virtuellement, bien sûr…) des mannequins qui défilent afin de permettre aux clients de mieux se projeter dans l’achat du vêtement. Pour en revenir à la consommation de viande humaine, face à la contradiction, Magnus (c’est son prénom) reconnaît que cela pourrait choquer les gens « un peu trop conservateurs » (tu m’étonnes…) et qu’il serait possible, dans un premier temps, de manger nos animaux domestiques (chats et chiens) une fois morts… Nous voilà rassurés. Ils sont vraiment « marrants », parfois, les mecs du marketing…

Légende de l’image : Théodore De Bry (1528/1598) connu pour ses gravures de la découverte des Amériques (ici une scène de cannibalisme en Amérique du sud) « précises et fouillées », n’avait jamais visité ces contrées. Cette « précision incompétente » nous semble idéale pour illustrer les propos du Pr Soderlund.

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